Des femmes tuées avec des bébés enroulés contre leur corps, des enfants sans vie entrelacés les uns aux autres, un bébé de deux mois face contre terre avec des chiots rampant sur son petit corps. Ces scènes sont horribles, mais cet agriculteur de 32 ans a jugé nécessaire de les documenter, afin de prouver le carnage qui s'est produit dans son village du centre du Burkina Faso.
Plus d'une douzaine de membres de sa famille ont été tués le 5 novembre lorsque les forces de sécurité ont attaqué avec des camionnettes, des fusils et des drones, déclare-t-il à l'Associated Press sous couvert d'anonymat. Il explique qu'il s'était caché dans chez un voisin et avait pris une série de photos avant de s'enfuir le lendemain matin.
Des dizaines d'autres personnes ont été tuées ce jour-là dans le village de Zaongo, selon son récit et celui de deux autres survivants, ainsi que selon un rapport de l'ONU citant des chiffres du gouvernement. Les images que l'homme a envoyées à AP et les entretiens avec les ...
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